Les Natural Guide sont sur Éthisme

Une rencontre sympathique hier avec Alexis Dufour, journaliste du groupe Les Éditions du Gecko, qui éditent entre autres Vacances Pratiques et un tout nouveau site dédié au tourisme durable : Éthisme.

Un échange sympathique, où l’on a beaucoup débattu de la question : voyager positif, durable, responsable, qu’est-ce que c’est ? Conclusion : loin des « petits gestes » qui permettent de se dédouaner à bon compte et loin des « éco-comportements formattés », voyager responsable, c’est avant tout voyager avec sa tête et son coeur : lire le compte-rendu de la discussion sur : www.ethisme.com/-Il-faut-voyager-avec-sa-tete-et-son-coeur-_a416.html

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juin 10, 2008 at 9:25 Laisser un commentaire

Émissions de gaz à effet de serre : l’électronique aussi

Face aux émissions de gaz à effet de serre générées par les déplacements en voiture ou en avion, vaut-il mieux voyager de son salon sur Discovery Channel ou sur Internet ?

À voir, comme disent mes amis Espagnols. Car un récent rapport de Greenpeace dénonce les effets environnementaux de la high-tech, et épingle quelques mauvais joueurs dont… Apple. Et voilà qu’un communiqué de MesCoursesPourLaPlanète nous apprend que l’industrie électrique et électronique représenterait 2% des émissions mondiales de CO2, talonnant ainsi les émissions du secteur aérien.

Alors, peut-on blogger, prendre des photos de vacances ou partager ses vidéos sans détraquer le climat et produire des déchets toxiques ?

Réponses au Café-Conso, table ronde consacrée à la consommation durable, organisée par MesCoursesPourLaPlanèteet par Nature et Découvertes. La prochaine édition s’intitule « High-Tech ou Toxic-Tech ? » et sera animée par Elisabeth Laville, fondatrice de Utopies, avec la participation de :
> Fabrice Flipo, ingénieur, co-auteur de « Ecologie des
Infrastructures Numériques » (Ed. Lavoisier, 2007)
> Marie-France Corre, Consultante indépendante, ex-directrice
des tests à l’UFC- Que Choisir

> Dominique Ortoli, Responsable du Développement durable, Lexmark.

Samedi 31 mai à 10 h 30, au Cinéma L’Entrepôt, 7/9 rue F. de Pressensé, 75014 Paris, Métro Pernety.

Plus d’infos : Télécharger le Guide pour une High-Tech Responsable
de Greenpeace.

Télécharger l’invitation au Café-Conso : http://mescoursespourlaplanete.com/cafeconso.php

mai 30, 2008 at 3:17 Laisser un commentaire

Costa-Rica : menaces sur le paradis de l’écotourisme

Costa Rica FrogQui pense éco-tourisme, protection de l’environnement, tourisme durable… pense tout de suite au Costa Rica, ce pays qui a la réputation de savoir à la fois protéger et valoriser ses forêts et leur incroyable diversité – 11 450 espèces de plantes, 67 000 espèces d’insectes, 850 espèces d’oiseaux.

Mais il y a parfois loin de l’image à la réalité, et un rapport récent indique que même au Costa Rica, le tourisme devient vite prédateur des paysages dont il dépend. Le pire y côtoie – et menace d’engloutir – le meilleur.

Un petit bain aux coliformes ?
Ainsi selon un article du Christian Sciences Monitor, sur la plage de Playa Grande, des tortues de mer viennent déposer leurs oeufs… alors qu’à quelques centaines de mètres, sur la plage de surf de Tamarindo, les égoûts se déversent dans la mer, dont la contamination atteint des niveaux dangereux.

Rien d’exceptionnel. La dernière édition du « State of the Nation Report » indique que 97% des égoûts du pays sont déversés directement dans la mer et les cours d’eau, et qu’en 2006, plus de 300 000 tonnes de déchets ont été abandonnées dans les rues sans être ramassés. Voilà de quoi ternir l’image d’un pays qu’on a longtemps surnommé « la Suisse de l’Amérique Latine ». Que ceux qui songent déjà à changer de destination réfléchissent à deux fois : ils retrouveront une situation similaire sur la plupart des plages des pays en voie de développement rapide.

Le tourisme cannibale

C’est ainsi qu’au pays de l’éco-tourisme, la population de singes aurait chuté de 50% en 10 ans, celle des tortues Leatherback, une espèce menacée, de 97% en 20 ans, tandis que les coraux sont asphyxiés sous les populations d’algues prédatrices, nourries par les égoûts des « resorts » de luxe qui poussent sur le paradisiaque golfe de Papagayo. Comme le rappelle Gadi Amit, membre de l’association de protection de l’environnement « Guanacaste Brotherhood Association » : « à ce rythme, les touristes n’auront bientôt plus rien à venir voir au Costa-Rica »… sauf bien sûr pour ceux qui se contentent de passer leurs vacances enfermés dans leur club de luxe, coupés du pays qu’ils contribuent à détruire.

Comment réconcilier tourisme et nature dans un pays où la croissance touristique est trois fois la moyenne mondiale ?

Alors que les associations écologistes multiplient les campagnes et parfois les procès, la balle est dans le camp des autorités locales, seules à même de mettre en oeuvre un plan de développement touristique durable. Elles ont du pain sur la planche, puisqu’à peine un quart des villes du littoral ont un plan d’aménagement et des services de traitement des eaux. Certains spécialistes de l’environnement, comme le biologiste Jorge Lobo de l’Université du Costa Rica, proposent un moratorium sur le développement des régions à forte biodiversité les plus menacés, le temps de mettre en place des plans d’aménagement durable, incluant une protection des zones fragiles.

Mais malgré sa réputation et certains efforts réels – le pays compte 26% de réserves naturelles et 80% de sa production d’énergie est d’origine renouvelable – le gouvernement a du mal à défendre une politique de gestion positive de l’environnement face aux pressions des « développeurs ». Et son image commence à se ternir. Le Lonely Planet avertit ses lecteurs, dans sa dernière édition que le Costa Rica n’est pas entièrement conforme à l’image de l »éco-paradis virtuel où la préservation de l’environnement est toujours prioritaire sur les profits… »

Et si la clé était chez les touristes ?
Compte-tenu des réalités économiques, c’est donc du côté des touristes qu’il faut se tourner. C’est aussi à eux de faire pression et de choisir les opérateurs, les hôteliers, qui pratiquent un tourisme positif, où création d’emplois rime avec protection et valorisation de l’environnement.

La preuve ? Sensible aux critiques qui ternissent l’image du pays et menacent de remettre en cause la manne touristique, le gouvernement a commencé à fermer le terrible Occidental Allegro Papagayo, qui se débarrassait discrètement de ses eaux usées dans l’océan, et fait passer un décret pour limiter la hauteur et la densité des bâtiments sur la côte Pacifique Nord-Ouest.

Au-delà de ses premières mesures, il reste à développer un modèle de tourisme positif, basé par exemple sur des bâtiments éco-efficients qui, grâce aux énergies renouvelables, pourraient produire plus d’énergie que leurs besoins et en redistribuer aux communautés voisines. Un modèle de tourisme basé sur les principes de l’économie circulaire, où chaque ressources devient un déchet, où les eaux usées sont recyclées, où les déchets organiques deviennent compost et engrais pour les jardins…

Pour encourager ces pratiques, les touristes peuvent commencer par sélectionner les hôtels bénéficiant d’un éco-label, par exemple au Costa-Rica celui du CST (Costa Rica Sustainable Tourism Program), ou, sur l’ensemble de l’Amérique Latine, ceux certifiés par le Sustainable Tourism Certification Network. Bon voyage !

Par Anne Gouyon, Fondatrice de la collection de guides de voyage Natural Guide et de Viatao, premier guide de voyage en ligne dédié au tourisme positif pour l’environnement et les communautés locales.

avril 17, 2008 at 3:55 1 commentaire

Guides web 2.0 : réfléchir avant d’écrire

En ces temps de Semaine du Développement Durable (1-7 Avril) et de Salon Planète Durable (10-13 avril), on aimerait bien que certains tournent 7 fois leurs petits doigts au-dessus du clavier au lieu de taper n’importe quoi.

Je reçois ce matin la newsletter « Voyager » de l’Internaute. Au milieu des concours photos et des images enchanteresses des villages d’Italie, je tombe sur cette perle : « Madagascar, l’île rouge : Pour Guy, il faut « partir vite, avant que le tourisme ne galope » car cette île « recèle des trésors à l’état brut » et des paysages splendides.

-Question à Guy, l’auteur de cet article : si tout le monde suit ses conseils et « part vite », est-que précisément le tourisme ne va pas se mettre à galoper ? Bref, il conseille de faire vite arriver ce que précisément il déplore. Cette rhétorique est fréquente dans les guides de voyage, qui nous invitent sans cesse à être les premiers à aller massacrer de petits coins de paradis qui n’avaient rien demandé à personne (une mention spéciale pour la « Playa Paraiso » non loin de Benidorm, et ses quatre barres d’immeubles gris de dix étages façon HLM de la pire époque).

Passons sur d’autres perles de ce « guide de voyage » écrit par un vacancier qui a dû traverser bien vite Madagascar et qui nous apprend que « l’esprit français est toujours ancré dans les esprits des anciens » (ah chouette, la décolonisation n’est donc pas complète), et que « Certaines croyances du culte des ancêtres vont à l’encontre du développement du niveau de vie : lorsque le propriétaire d’un troupeau de zébus décède tout le troupeau est tué. » Certes, mais peut-être aurait-il été intéressant de chercher à comprendre l’origine de ces rites avant de les juger sur l’autel du « niveau de vie » ? Peut-être ainsi découvrir que ces rites ont souvent pour fin la redistribution des richesses, afin de s’assurer que nul ne concentre tout le patrimoine du village ?

Enfin, pour tout cela, il aurait fallu demander l’avis de quelques Malgaches ou tout au moins d’ethnographes ou autres personnes ayant pris le temps de parler aux Malgaches et d’essayer de comprendre leur point de vue.

Tout cela pour dire que les commentaires d’un vacancier, quels que puissent être leur intérêt par ailleurs (il est toujours utile de connaître les bonnes adresses des uns et des autres) ne suffisent pas à faire un « guide de voyage »… Madagascar mérite sûrement mieux que cette prose rapide.

Et si les sites de voyage donnaient le point de vue des Malgaches ? Rendez-vous dans quelques jours sur la première version de Viatao, le premier site de tourisme positif, qui donne la parole aux locaux.

avril 11, 2008 at 12:18 Laisser un commentaire

DropTheGuide —>Viatao

DropTheGuide est le nom du projet depuis le début mais le nombre de personnes qui arrivent à la fois à le prononcer et à le comprendre se comptent sur les doigts d’une main: Anne, Eléonore, Yvan, Eric.
Ce constat est bien sûr exagéré mais nous avons pris la décision de trouver un nom plus compréhensible, percutant, court etc…
La recherche du nom en chiffres c’est: 4 semaines, 150 mails, 173 propositions et un budget top secret
Tout ça pour arriver à: Viatao, dont l’idée a été initiée par une certaine Ingrid et finalisée par un certain Jean. Ils remportent donc le grand concours qui a été organisé à cette occasion! Félicitations.
Viatao, ça veut dire quoi?
Via: Mot d’origine Romaine et donc Occidentale, signifiant le chemin, la voie, le voyage.
Tao: Mot d’origine Chinoise et donc Orientale, signifiant la voie vers l’harmonie de l’univers.
Ou bien, Travel All Over, Terre Atmosphère Océan…
Bref, Viatao c’est notre nouveau nom et c’est déjà pas mal! (notre blog « officiel » est disponibe ici)

avril 10, 2008 at 6:44 Laisser un commentaire

The Natural Guide dans le metro

En ce mercredi 1er avril, un article super sympa est paru dans le quotidien metro, fameux gratuit distribué quotidiennement à 880,OOO exemplaires. C’est pas une blague.
Nadia Loddo, la journaliste, insiste sur la méthodo de sélection des opérateurs et le « travail de fourmi réalisé (…) pour permettre à celui qui s’apprêterait à voyager en Thaïlande de vivre son rêve en respectant l’environnement, les populations et la culture de ce pays« . Lire la suite.

avril 1, 2008 at 1:16 Laisser un commentaire

Voyager sans quitter ma ville

Printemps comédiensDans mon dernier post, j’abordais le douloureux sujet des dépenses d’énergie liées au transport avec une solution toute simple : redécouvrir le plaisir du voyage de proximité, ou « l’aventure au coin de la rue« . On pourrait même parler d' »exotisme au coin de la rue » car ce printemps fourmille d’exhibitions culturelles du monde entier. Une excellente façon de se dépayser à deux pas de chez soi. Une excellente façon aussi, de préparer son voyage en apprenant à découvrir la culture de l’autre… ou de prolonger, une fois rentré à la maison, le bonheur et l’émerveillement que l’on a pu ressentir sur place.

Sans prétendre dresser un inventaire exhaustif de ces manifestations, j’en profite donc pour vous signaler que cette année, le Printemps des Comédiens de Montpellier (5-30 juin) a mis l’Indonésie à l’honneur avec le spectacle de danse « Taman Sari » « Le jardin des délices de Java à Bali« , qui accueillera des danseurs de plusieurs troupes indonésiennes, et tout cela, sous un « pendopo », ces grands abris semi-ouverts qui servent de maison de la culture et de salle commune dans les villages javanais. Et en attendant le mois de juin, les amateurs d’Indonésie – et de littérature à portée universelle – pourront aller écouter Laksmi Pamuntjak et Goenawan Mohamad, deux écrivains engagés de toute première importance, lors d’une soirée organisée le 9 avril à Paris par l’association culturelle franco-indonésienne Pasar Malam.

Toujours au Printemps des Comédiens, les clowneries russes de la troupe Semianyki, que les Parisiens pourront découvrir du 10 mai au 8 juillet au Théâtre du Ront-Point, ou la douceur du Cap-Vert de Cesaria Evora. Pour les amateurs de culture arabe, Montpellier accueillera aussi Khaled et plusieurs autres troupes lors des Arabesques, rencontres d’art du Monde Arabe, du 23 au 24 mai.

D’autres suggestions pour compléter ce minuscule échantillon ? Postez vos commentaires… et n’oubliez pas, l’enchantement est au coin de la rue…

Anne Gouyon

mars 31, 2008 at 10:25 Laisser un commentaire

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