Posts tagged ‘tourisme positif’

En route vers le tourisme utile

Projet de Passworld en Ouganda

Projet de Passworld en Ouganda

Marre de bronzer idiot ? Bienvenue dans le monde du volontourisme, ou tourisme utile. Derrière cet acronyme barbare se cache une idée toute simple. D’une part, il existe dans le monde des associations et des entrepreneurs qui mènent des projets épatants – construire des écoles dans les bidonvilles, protéger des espèces animales en danger ou proposer du micro-crédit à des entrepreneurs. Et d’autre part, il existe des millions de femmes et d’hommes de bonnes volontés et de tous âges qui ont compris ce que nous expliquent de plus en plus de psys : la meilleure façon d’être heureux, c’est de donner, et en particulier donner de soi-même et de son temps, en s’impliquant pour ce à quoi l’on croit. Avant de plaquer votre job pour monter votre association ou créer votre entreprise sociale, vous pouvez déjà tester vos motivations en passant des vacances utiles. Oui, mais par où commencer ?

Par exemple en contactant la jeune association française PassWorld qui propose des missions de bénévolat de 2 à 8 semaines dans des projets du domaine social ou environnemental dans des pays émergents. La mission est financée par le bénévole, sous forme de dons en partie déductibles des impôts. L’idée maligne : Passworld propose même un outil de collecte de fonds, un peu sur le principe de la liste de mariage. Sur le site, vous pouvez recueillir les dons de connaissances intéressées à financer votre cause et votre voyage utile.

Pas convaincu ? Allez voir la liste des missions, qui marient l’utile à l’agréable : protection des tortues luths au Gabon, formation de jeunes entrepreneurs au Togo, sensibilisation et formation des Pygmées du Cameroun pour qu’ils apprennent à défendre leurs droits…; Dis, on part quand ?

Pour trouver d’autres idées, on peut aussi acheter le Guide du Voyage Utile aux Éditions Dakota : 230 adresses d’organisations qui accueillent des volontaires dans le monde entier.

Anne Gouyon

novembre 23, 2008 at 5:23 Laisser un commentaire

Le tourisme médusé

Dans « Vingt mille lieues sous les mers », Jules Verne décrivait des océans vidés de leurs poissons et « encombrés de méduses ». Sa prédiction est-elle en train de se réaliser ? Un petit tour sur les plages de la Méditerranée semblerait le confirmer. Les coupables : le réchauffement climatique, la surpêche et la pollution. Allons-nous devoir nous baigner en combinaison ? Les méduses vont-elles remplacer les poissons dans les mers et dans nos assiettes ? Tout dépend des choix que feront les acteurs du tourisme : continuer à dégrader l’environnement ou chercher à le restaurer.

Drapeau signalant des méduses en Méditerranée, source 20 minutes.

Méduses contre poissons

Un article du Point décrit l’attaque d’un banc de méduses sur un élevage de poissons en Irlande : « La mer était rouge de sang. En trente ans je n’avais jamais vu une chose pareille, explique l’éleveur traumatisé. Elles sont arrivées par milliers, se sont collées aux cages. Avec leurs tentacules, elles ont injecté leur venin dans les poissons, puis les ont amenés à leur bouche. » Impossible de lutter : les bateaux de l’éleveur sont englués dans la masse gélatineuse de millions de méduses. Lorsqu’ils atteignent enfin les cages, il ne reste plus rien des 100 000 saumons bios de cet élevage qui était le fournisseur officiel d’Elisabeth II. Le lendemain, un essaim de méduses de 25 kilomètres carrés sur 13 mètres de profondeur détruisait les 140 000 poissons d’un élevage voisin. Un scénario d’épouvante qui se retrouve dans le monde entier, sur les élevages de poissons ou de crevettes.

Méduses contre baigneurs

Les humains ne sont pas épargnés. En Australie, toujours selon l’article du Point, les méduses ont transformé en cauchemar les épreuves de nage en eau libre des derniers championnats du monde de natation : les nageurs ont dû abandonner ou sortir boursouflés de piqûres. Une des espèces les plus répandues, la Pelagia noctiluca, est devenue en 5 ans une menace sévère pour le tourisme de plage en Méditerranée. « C’est du jamais-vu. Il y a des échouages massifs de méduses toute l’année », s’inquiète Gabriel Gorsky, chercheur à l’observatoire océanographique de Villefranche-sur-Mer.

C’est ainsi que sur les plages espagnoles, les touristes devront s’habituer à voir de plus en plus souvent, à coté des habituels drapeaux vert, orange et rouge, un sinistre drapeau bleu et blanc aux emblèmes de la méduse. En 2006, année particulièrement sinistrée, Cannes avait dû fermer ses plages, et la Sardaigne entière a été imbaignable pendant une bonne partie de l’été. Et de nombreux touristes ont annulé leurs séjours vers l’Espagne.

Déséquilibres écologiques

Mais des méduses, il y en a toujours eu en Méditerranée ? Oui, mais elles sont les grandes gagnantes des déséquilibres subis par les écosystèmes, et en particulier du réchauffement climatique. Les méduses, qui raffolent de l’eau chaude, se reproduisent de plus en plus vite et étendent leur territoire. Et ce d’autant plus que leur pire ennemi, les tortues, disparaissent à toute allure… « Le réchauffement climatique acidifie les océans. Comme il pleut moins, les quantités d’eau douce déversées dans les mers diminuent, ce qui augmente la salinité », explique au Point Laurent Soulier, directeur de l’Institut des milieux aquatiques, à Bayonne. Or ce sel qui acidifie l’eau empêche les jeunes tortues de se fabriquer une carapace.

Pollutions et surpêche

La pollution bénéficie aussi aux méduses, organisme archaïque extrêmement résistant. Elles se développent à tout-va grâce aux nitrates, aux phosphates et aux engrais agricoles déversés dans les rivières. Ceux-ci alimentent le zooplancton, dont elles se nourrissent. La mer Rouge et la Baltique, saturées de polluants, ont déjà pris l’allure de véritables soupes de méduses. En mer Noire, elles représentent 90 % du volume de la faune aquatique, et prolifèrent d’autant plus que la surpêche a décimé tous leurs concurrents comme les anchois, harengs et sardines avec qui elles partageaient la gamelle.

Une autre forme de pollution chimique, les résidus de pilules contraceptives et de traitements hormonaux, boostent aussi les méduses. Et oui, l’urine des femmes qui suivent ces traitements, chargée en oestrogènes, se retrouve dans les rivières. Là, elles perturbent la reproduction des poissons : les mâles se féminisent. Les méduses, plus rudimentaires, asexuées, ne sont pas perturbées, et en profitent pour se multiplier. Un véritable cercle vicieux : « Au fur et à mesure que la population de méduses augmente, les poissons trouvent de moins en moins à manger », prévient le biologiste Martin Attrill, professeur à l’université de Plymouth, en Grande-Bretagne.

Agir pour un tourisme positif

Les acteurs du tourisme, jusqu’ici, ont contribué à la dégradation des plages et des eaux marines, notamment en rejetant leurs eaux usées dans les mers, où elles viennent notamment nourrir le zooplancton et les méduses. Si ils ne veulent pas voir les touristes fuir leurs plages médusées, il est temps pour eux d’agir et de participer à la restauration de l’environnement littoral.

Les première mesures prises sont surtout palliatives : selon Le Point, la municipalité de Cannes a déboursé 80 000 euros pour s’équiper en filet antiméduses auprès de la Lyonnaise des Eaux, et une dizaine d’autres municipalités lui ont emboîté le pas. Le gouvernement espagnol finance des recherches sur les méduses et des campagnes de pêche préventive pour en faire baisser le nombre – triste reconversion pour les pêcheurs qui n’ont plus de poisson à capturer après avoir vidé les mers.

Et si l’on cherchait plutôt à traiter le problème à la source ? Lutter contre le réchauffement climatique par tous les moyens disponibles, et notamment en limitant, au sein du tourisme, le recours aux carburants fossiles pour le transport et pour les bâtiments. Il est inadmissible qu’en 2008, des hôtels en Méditerranée continuent à brûler du fioul ou du gaz pour chauffer leurs chambre, leur eau chaude ou se climatiser. Le toit de ces hôtels représente un gisement d’énergie solaire inutilisé, à équiper de toute urgence en panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques.

Les collectivités du littoral ont aussi beaucoup à faire pour cesser de polluer, et même pour dépolluer les eaux. Traiter les eaux usées, les réutiliser après traitement… en installant systématiquement des stations d’épuration végétales, comme celles proposées par Phytorestore, qui ne dégradent pas le paysage et au contraire l’embellissent en créant des espaces humides paysagés, riches en biodiversité. Et bien sûr enfin mettre en place des politiques d’approvisionnement en poisson qui permettent de régénérer les stocks de poisson dans la mer : limiter la surpêche, permettre la régénération des alevins, mettre en place des élevages biologiques pour limiter la pression sur les stocks de poisson sauvage.

Avec un petit effort, l’année des méduses redeviendra ce qu’elle a toujours été : un évènement rare, témoin d’un déséquilibre des écosystèmes occasionnel, et non systématique. Au travail !

Participer à créer un tourisme durable et positif sur Internet :www.viatao.com

En savoir plus sur la lutte contre le réchauffement climatique et l’économie positive, qui restaure les écosystèmes : www.reparerlaplanete.com.

juin 12, 2008 at 11:10 1 commentaire

Les Natural Guide sont sur Éthisme

Une rencontre sympathique hier avec Alexis Dufour, journaliste du groupe Les Éditions du Gecko, qui éditent entre autres Vacances Pratiques et un tout nouveau site dédié au tourisme durable : Éthisme.

Un échange sympathique, où l’on a beaucoup débattu de la question : voyager positif, durable, responsable, qu’est-ce que c’est ? Conclusion : loin des « petits gestes » qui permettent de se dédouaner à bon compte et loin des « éco-comportements formattés », voyager responsable, c’est avant tout voyager avec sa tête et son coeur : lire le compte-rendu de la discussion sur : www.ethisme.com/-Il-faut-voyager-avec-sa-tete-et-son-coeur-_a416.html

juin 10, 2008 at 9:25 Laisser un commentaire

Guides web 2.0 : réfléchir avant d’écrire

En ces temps de Semaine du Développement Durable (1-7 Avril) et de Salon Planète Durable (10-13 avril), on aimerait bien que certains tournent 7 fois leurs petits doigts au-dessus du clavier au lieu de taper n’importe quoi.

Je reçois ce matin la newsletter « Voyager » de l’Internaute. Au milieu des concours photos et des images enchanteresses des villages d’Italie, je tombe sur cette perle : « Madagascar, l’île rouge : Pour Guy, il faut « partir vite, avant que le tourisme ne galope » car cette île « recèle des trésors à l’état brut » et des paysages splendides.

-Question à Guy, l’auteur de cet article : si tout le monde suit ses conseils et « part vite », est-que précisément le tourisme ne va pas se mettre à galoper ? Bref, il conseille de faire vite arriver ce que précisément il déplore. Cette rhétorique est fréquente dans les guides de voyage, qui nous invitent sans cesse à être les premiers à aller massacrer de petits coins de paradis qui n’avaient rien demandé à personne (une mention spéciale pour la « Playa Paraiso » non loin de Benidorm, et ses quatre barres d’immeubles gris de dix étages façon HLM de la pire époque).

Passons sur d’autres perles de ce « guide de voyage » écrit par un vacancier qui a dû traverser bien vite Madagascar et qui nous apprend que « l’esprit français est toujours ancré dans les esprits des anciens » (ah chouette, la décolonisation n’est donc pas complète), et que « Certaines croyances du culte des ancêtres vont à l’encontre du développement du niveau de vie : lorsque le propriétaire d’un troupeau de zébus décède tout le troupeau est tué. » Certes, mais peut-être aurait-il été intéressant de chercher à comprendre l’origine de ces rites avant de les juger sur l’autel du « niveau de vie » ? Peut-être ainsi découvrir que ces rites ont souvent pour fin la redistribution des richesses, afin de s’assurer que nul ne concentre tout le patrimoine du village ?

Enfin, pour tout cela, il aurait fallu demander l’avis de quelques Malgaches ou tout au moins d’ethnographes ou autres personnes ayant pris le temps de parler aux Malgaches et d’essayer de comprendre leur point de vue.

Tout cela pour dire que les commentaires d’un vacancier, quels que puissent être leur intérêt par ailleurs (il est toujours utile de connaître les bonnes adresses des uns et des autres) ne suffisent pas à faire un « guide de voyage »… Madagascar mérite sûrement mieux que cette prose rapide.

Et si les sites de voyage donnaient le point de vue des Malgaches ? Rendez-vous dans quelques jours sur la première version de Viatao, le premier site de tourisme positif, qui donne la parole aux locaux.

avril 11, 2008 at 12:18 Laisser un commentaire

Le tourisme sauvé par les biocarburants ?

La controverse sur les biocarburants fait rage. Après avoir suscité tous les espoirs pour un développement durable des transports, les voici accusés de tous les maux : déforestation, faim dans le monde, flambée des prix dans les supermarchés, émissions de carbone… Damned, on savait que la roche tarpéienne est proche du Capitole, mais là, c’est vraiment ce qui s’appelle tomber de haut. Pourtant, le tourisme reposant sur la possibilité de se déplacer, il va bien falloir trouver des alternatives durables et positives au pétrole si nous voulons garder le plaisir d’explorer la planète et d’aller à la rencontre d’autres cultures.

Alors, que faire ? Petit guide positif des biocarburants, en 10 commandements.

1. Bio et agro tu ne confondras pas

Petit rappel : les biocarburants ne sont pas issus de l’agriculture biologique. Le préfixe bio- indique juste qu’ils proviennent de matières premières vivantes (bio = vie) par opposition au pétrole, qui est une matière première fossile. Il serait donc plus exact de parler d’agrocarburants pour le diesel issu de cultures de colza par exemple. Mais attention, certains biocarburants proviennent de déchets fermentés grâce à des bactéries… Le terme biocarburant peut donc être retenu pour tout ce qui vient du vivant en général.

2. Tu ne mettras pas en compétition les voitures et les estomacs

Les agrocarburants d’aujourd’hui sont issus de l’agriculture existante… qui est surtout destinée à produire de la nourriture. On se retrouve ainsi à produire de l’éthanol (substitut de l’essence) avec du blé, du maïs ou de la betterave ou du diesel avec du colza et de l’huile de palme. C’est inefficace, parce qu’on ne valorise ainsi qu’une toute partie de la plante, qui est la graine. C’est dangereux, parce que l’on met en compétition un besoin essentiel (manger) avec un besoin non essentiel (rouler). Bref, cela a pu servir dans un premier temps à développer des filières d’agrocarburants, mais cette « première génération » est condamnée à disparaître.

3. Les terrains désertifiés tu valoriseras

Heureusement, il existe des plantes plus humbles, qui peuvent être cultivées sur des surfaces qui ne sont pas adaptées à la culture alimentaire. C’est le cas du Jatropha curcas, un buisson adapté aux zones arides, qui pousse en Afrique, en Inde, en Amérique Latine… Ou encore du miscanthus et de l’arundo, sortes de roseaux ou cannes de grandes dimensions, qui poussent un peu n’importe où sur les terrains vagues, les bords de routes, et que l’on peut transformer en éthanol par des procédés encore au stade expérimental, mais qui devraient être opérationnels d’ici une dizaine d’années. Il est possible de développer ces plantes sur des terrains aujourd’hui non cultivés, donc sans affamer l’humanité. Beaucoup de ces terrains étaient autrefois cultivés et ont été désertifiés au cours des 40 dernières années. Ce ne sont donc pas des surfaces de forêts naturelles que l’on va couper, mais des cultures que l’on va restaurer. Et autant d’emplois pour des pays souvent très pauvres.

4. Des cultures positives pour l’environnement tu développeras

Là encore, inutile de cultiver les agrocarburants comme on cultive les cultures alimentaires actuelles, avec de fortes dépenses d’énergie, des quantités importantes d’irrigation, d’engrais chimiques et de pesticides… Il est possible de cultiver des plantes énergétiques rustiques, avec des techniques de culture adaptées : réduction des labours et donc des passages de tracteurs, utilisation d’engrais organiques, culture intégrée valorisant la biodiversité pour lutter contre les maladies sans recours excessifs aux pesticides… Ainsi, les cultures d’agrocarburants auront un bilan positif sur le plan de l’énergie, du climat, de l’eau, de la toxicité et de la biodiversité.

5. Des micro-algues tu développeras

Dix fois plus efficaces en terme de production par unité de surface que les biocarburants actuels, il y a… les micro-algues, en cours de développement par plus d’une dizaine de sociétés dans le monde entier.

6. Les poubelles tu fouilleras

Rouler au biogaz… c’est déjà le cas de nombreux bus, par exemple à Lille. Mais c’est quoi du biogaz ? Un gaz issu de la fermentation sans oxygène de déchets d’origine vivante, par exemple des déchets domestiques. On peut aussi fabriquer du biodiesel ou du bioéthanol à partir de pelures d’oranges, d’huile de friture usagée, de déchets d’abattoir… vous avez dit burk ? Mais c’est mieux que de laisser ces déchets polluer l’environnement. Cela s’appelle même l’économie circulaire : les déchets de l’un sont les ressources de l’autres. Surprise, c’est ainsi que la Nature fonctionne…

7. Les emprises des réseaux tu utiliseras

A quoi servent les bas-côtés d’autoroutes, les surfaces entre les pistes des aéroports, les toits de parking ? A rien. Et si on les valorisait intelligemment ? Imaginez la quantité d’énergie produite sur ces surfaces en les couvrant de cultures d’agrocarburants, de panneaux solaires ou d’éoliennes selon les lieux… À terme, les réseaux de transport pourraient produire leur propre énergie !

8. Des véhicules efficaces tu choisiras

Bien sûr, la surface terrestre ayant ses limites, il ne faut pas imaginer que tout le monde pourra rouler en Hummer au biodiesel. Les éco-carburants, ce sont les carburants que l’on ne consomme pas !!! Pour que le remplacement du pétrole par des agro ou biocarburants soit possible, il faut commencer par réduire la consommation des véhicules, et donc privilégier l’achat de petites voitures émettant peu de gaz carbonique (idéalement moins de 120 g/km2). C’est valable aussi en voyage : amusez-vous à demander à votre loueur de voitures le modèle la moins consommatrice d’essence et la moins émettrice de CO2 ! Vous ferez des économies en contribuant à protéger l’environnement.

9. Le train et le bus tu redécouvriras

Le bus et le train consomment beaucoup moins de carburant par kilomètre-passager que la voiture ou l’avion. En voyage, les bus locaux sont certes plus aventureux que la voiture louée, mais un excellent moyen de rencontrer les gens du coin ! Et le train permet de profiter des paysages au lieu de les survoler…

10. L’aventure au coin de la rue tu chercheras

Est-il nécessaire de partir au Mexique pour se dépayser ? Au coeur de la France, de l’Autriche, de l’Espagne, il y a encore bien des mystères à découvrir. Retrouver le plaisir du tourisme de proximité, c’est émettre moins de gaz carbonique, consommer moins de carburant, et éviter le stress des grands déplacements.

Par Anne Gouyon. En savoir plus sur les biocarburants ? Lire Réparer la Planète, la révolution de l’Économie Positive (JC Lattès/BeCitizen).

mars 28, 2008 at 8:53 Laisser un commentaire

Le tourisme spirituel est-il positif ?

Tourisme spirituel en Thaïlande

Méditer assis en tailleur, c’est peut-être bien pour mon âme, mais qu’en pense la planète ? Alors que les agences de voyage font le plein de retraites bouddhistes, de séminaires de yoga ou de découvertes des rituels shamaniques andins, posons-nous quelques questions : à part mon nombril, ça bénéficie à qui, le tourisme spirituel ?

Bonnes nouvelles aujourd’hui, un vieil ami du Natural Guide, Terry Cox, nous envoie la description de son nouveau tour : 20 jours à travers Bali et Java à la rencontre du Bouddhisme. L’itinéraire passe évidemment par l’Ashram Gandhien de Bali, un haut lieu du tourisme alternatif, où l’on peut partager la vie d’une communauté dédiée à la non-violence, et se termine par une visite de l’extraordinaire pyramide de pierre de Borobudur, dont l’ascension représente en soi un voyage spirituel.

Ce tour dédié à la spiritualité vient s’ajouter à une offre déjà riche de « tourisme spirituel » en Indonésie, notamment à Bali qui offre quantités de séjours de méditation, yoga ou autres retraites – recensés sur l’excellent portail www.balispirit.com. En Asie, mais aussi en Australie, en Californie et dans le monde entier, le voyage spirituel est décidément tendance. Une étude de la Travel Industry Association indique que 25% des voyageurs sont intéressés par des vacances spirituelles, un pourcentage qui monte à 40% chez les clients des « spas ». Oh hooo. Et vous croyiez que la spiritualité était une niche ? Que s’asseoir en tailleur en essayant de ne penser à rien est une occupation pour marginaux désoeuvrés ? Erreur, il s’agit bien là d’un des marchés de demain, c’est ce que révèle un article de CScout.

Les agences de voyage ne s’y trompent pas, et l’on voit fleurir une offre d’agences de voyage spirituel, comme par exemple Spirit Journeys, qui propose même des pélerinages sacrés pour gays et lesbiennes. Une petite recherche dans cet univers donne vite le tournis : yoga en Inde ou en Californie (très banal), méditation en Thaïlande (pfff… déjà vu..), visite de sites toltèques en Amérique Latine (aaah, c’est mieux), ou, plus extrême, séjour chez les Bushmen du Botswana pour apprendre à chercher l’eau, à faire du feu et à pratiquer des rituels de guérison shamaniques…

Ok, mais le tourisme spirituel est-il positif ? En clair, va-t-il bénéficier aux voyageurs, aux communautés locales et à l’environnement ? Est-il porteur de rencontres, de découvertes, de respect ? À voir. Comme dans l’éco-tourisme, il y a deux tendances dans le tourisme spirituel. L’une n’a finalement de spirituelle que le nom, c’est le grand bazar du New Age né sur les plages de Californie, qui propose une spiritualité très soft, et reprend dans les grandes religions ce qui paraît le plus sympa, comme on met un peu de tout dans son caddie au supermarché… Il y a fort à parier que dans ce cas, c’est surtout à la rencontre de votre nombril que vous allez voyager (le Guardian, un des meilleurs observatoires du tourisme durable, a consacré un article cinglant à ce sujet). Dans ce grand mélange, les cultures locales en prennent un coup : le yoga, pratique religieuse indienne très exigeante, devient une gymnastique pour stars hollywoodiennes, et certaines « marques » de yoga sont déposées commercialement… Quant au respect de l’environnement, tout dépend de la politique du lieu, mais plus d’un spa rejette allègrement des tonnes de savons et huiles parfumées dans les rivières, et peu cherchent à économiser l’eau.

Bon, à côté de cela… si l’on revient à un peu de simplicité, le tourisme spirituel a tout pour être positif. Se contorsionner en contrôlant sa respiration polluera toujours moins qu’un tour en jet-ski ou une ballade en 4×4. Aller à la rencontre des Bushmen et comprendre comment ils vivent en relation avec la nature ne peut qu’enseigner le respect, tant pour l’environnement que pour leur culture. Les avocats sérieux de la spiritualité prônent en général un mode de vie et un style de voyage peu consommateur de ressources, qui ne peut qu’être bénéfique pour l’environnement. Et la vraie spiritualité apprend à être à l’écoute de soi, de son corps, à prendre conscience de son environnement… le premier pas pour avoir envie de le protéger. Bon, eh bien, je vous laisse méditer sur tout cela !

février 14, 2008 at 7:22 Laisser un commentaire

Vous avez dit tourisme positif…

Le tourisme positif, nous y croyons… pour nous, il s’agit tout simplement de revenir à l’essence même du voyage, une série de rencontres, qui devraient être positives pour tous. Positives pour le voyageur, dans l’esprit de la découverte, celle dont on revient grandi, des rêves dans les yeux. Positives pour nos hôtes dans les destinations visitées, dans l’esprit du respect. Respect pour l’environnement, pour la culture, pour les communautés locales. Un tourisme qui est donc aussi durable et responsable, sans devenir un pensum pour autant. Et si c’était tout simplement le voyage du 21ème siècle ? Venez l’inventer avec nous !

Continue Reading janvier 22, 2008 at 11:51 2 commentaires

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