Posts tagged ‘voyage’

Le Natural Guide au Café de l’Aventure

Et oui, ce 2 septembre à 20 heures, au Café Zango, Eléonore Devillers, rédactrice en chef du Natural Guide Thaïlande et Jean-Marie Bompard, rédacteur en chef du Natural Guide Bali-Lombok, Flores, Sumba, Sumbawa seront les invités du Café de l’Aventure, organisé tous les premiers mardis du mois par La Guilde Européenne du Raid et la Société des Explorateurs Français.

Ils y présenteront le Natural Guide, cette collection alternative créée par Anne Gouyon, Jean-Marie Bompard et une équipe de passionnés en Indonésie, il y a déjà 6 ans ! Enracinés localement, ces guides anti-tourisme de masse sont élaborés avec des équipes de rédacteurs et photographes du pays, en collaboration avec des ONGs locales militant pour un tourisme durable. Sélectifs, les Natural Guide invitent les voyageurs à découvrir des destinations en profondeur, tout en ayant un impact positif sur les populations et l’environnement. Chambre chez l’habitant, hôtel charmant, centre de plongée responsable, cours de danse traditionnelle…, ils proposent des adresses recommandées pour leur qualité et leurs bonnes pratiques de gestion durable, sélectionnées grâce à une grille d’éco-notation exclusive.
En cours de création, les prochaines escales sont le Sud du Maroc, le Mali, la Chine… Le Natural Guide fait peau neuve et recherche des rédacteurs pour des guides plus légers, encore plus sélectifs et toujours 100% engagés… Passionnés, connaissant un coin du monde de façon très approfondie, et sensibles au voyage selon des valeurs de découverte, rencontre et respect : et si vous rédigiez le prochain Natural Guide ?
Plus d’infos : www.viatao.com – Contact : leo@naturalguide.org

Également au programme de cette soirée passionnante :

François Picard, auteur de Ma Chine. Route de la Soie, Tibet, Hongkong à vélo.
Moine tibétain cachant ses photos du dalaï-lama, urbains en révolte contre les injustices du système ou fascinés par la croissance de l’économie, minorités oubliées, jeunesse en perte de repères… Grâce à son périple à vélo, François Picard rencontre les Chinois dans leur diversité et leur complexité. « Au bout du chemin de Picard, la Chine se révèle proche. Son mystère s’est dissipé, dissout dans l’expérience de la route » explique Sylvain Tesson, dans la préface de l’ouvrage. Il ajoute : « Picard écrit dans une belle langue – châtiée, drôle, tenue – et la chose est si rare dans le paysage des récits d’aventure que le sien vaut le voyage ! ».
Plus d’infos : www.culture-aventure.fr

Cyprien Andres et Damien Van Eeckhout
Damien et Cyprien, lauréats des Bourses SPB de l’aventure, partent de novembre 2008 à avril 2009 survoler l’Amérique Latine en ULM pendulaire. Ils enquêteront et témoigneront également sur l’Histoire de l’Aéropostale et sa postérité.
Contact : cyprien.andres@sciences-po.org

À propos des Cafés de l’Aventure : Cette initiative a pour idée de rassembler de manière conviviale et régulière les acteurs de l’aventure animés par le même esprit de découverte du monde. C’est donc tous les premiers mardis du mois que vous pouvez venir les retrouver au Zango, autour d’un thème, pour exposer vos projets ou partager un retour d’expédition, de manière informelle.

Le Zango est un espace dédié au voyage où vous pouvez consulter plus de 250 guides et magazines de voyage, cartes du monde entier ainsi qu’un accès internet haut débit. Tout ce qu’il faut pour rêver d’ailleurs, accompagné d’une sélection de musiques du monde en sirotant un des 25 cocktails de la carte ou en dégustant un plat.

Pour recevoir l’information chaque mois :
aventure@la-guilde.org

Publicités

septembre 2, 2008 at 2:19 Laisser un commentaire

L’aviation va devoir compenser ses émissions de carbone

Les émissions de carbone du transport aérien sont régulièrement sur la sellette : elles représentent environ 3 à 5% de l’effet de serre mondial, et avec un seul voyage aérien longue distance, un voyageur consomme en une seule fois le quota d’émissions compatible avec une stabilisation du climat (environ 500 kg d’équivalent carbone par personne par an). En gros cela signifie qu’une fois que vous avez fait un Paris-New York en avion (696 kg d’émissions de carbone, cf. les calculs sur le site de JM Jancovici), vous pouvez arrêter de manger, de vous chauffer, de prendre la voiture, etc.

Face à cela, deux possibilités. La première consiste à prendre moins l’avion et de redécouvrir des destinations plus proches, que l’on peut visiter en train. Et le deuxième consiste à « compenser » ses émissions. De quoi s’agit-il ? De financer un projet de réductions d’émissions de gaz à effet de serre en quantité équivalente à celle du trajet d’avion effectué. Et même, si possible, légèrement supérieure : ainsi l’impact total de votre voyage et de votre achat de « crédits carbone » sera positif pour le climat.

Cette option est disponible aujourd’hui sur la base du volontariat : en gros, rien n’oblige une compagnie aérienne ou un voyageur à compenser ses émissions. Certains sites proposent d’acheter des crédits carbones sur le marché « volontaire », c’est le cas d’Action Carbone par exemple. Avec les fonds ainsi collectés, ils financent des projets de reboisement, de développement des énergies renouvelables, ou de réduction de la consommation d’énergie dans des pays du Sud. Une bonne façon de marier responsabilité environnementale et solidarité internationale.

De plus en plus de compagnies, comme British Airways qui a été une des premières à le faire, proposent ainsi à leurs passagers cette compensation volontaire en option. Ainsi, si j’achète un Paris-Londres en avion sur le site de British Airways, je peux payer 2,10€ en plus pour financer un projet d’installations éoliennes en Chine qui compensera les émissions de mon vol. Mais cela reste mon choix, et un choix encore bien trop marginal par rapport aux enjeux. À terme, le transport aérien devra donc intégrer de manière systématique, comme tous les autres secteurs de l’économie, le coût de la compensation de ses émissions.

C’est ce qui va se passer en Europe à partir de 2012. Les députés européens et la Présidence du Conseil sont parvenus à un accord sur l’inclusion du transport aérien dans le système européen d’échanges de quotas d’émissions. Les principaux éléments de cet accord sont les suivants :
– Tous les vols au départ ou à destination de l’Europe (y compris les vols intercontinentaux) seront inclus dans le système européen d’échanges de quotas d’émissions à partir de 2012 ;
– L’Union Européenne est tenue de rechercher un accord sur des mesures mondiales en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par l’aviation. Des accords bilatéraux, avec les États-Unis par exemple, pourraient constituer un premier pas ;
– 85% des certificats d’émissions seront attribués gratuitement conformément à un comparatif européen commun, et 15% seront mis aux enchères.
Les émissions des compagnies aériennes devront être réduites de 3% en 2012 et de 5% à partir de 2013 par rapport à la moyenne de leurs émissions annuelles entre 2004 et 2006. Les revenus générés par la mise aux enchères des permis d’émissions seront affectés à la recherche pour des transports aériens propres, aux transports faiblement émetteurs et à la lutte contre la déforestation dans les pays en développement.
Pour en savoir plus : le communiqué de presse de l’Union Européenne.

Anne Gouyon

juillet 7, 2008 at 6:58 Laisser un commentaire

Les Natural Guide sont sur Éthisme

Une rencontre sympathique hier avec Alexis Dufour, journaliste du groupe Les Éditions du Gecko, qui éditent entre autres Vacances Pratiques et un tout nouveau site dédié au tourisme durable : Éthisme.

Un échange sympathique, où l’on a beaucoup débattu de la question : voyager positif, durable, responsable, qu’est-ce que c’est ? Conclusion : loin des « petits gestes » qui permettent de se dédouaner à bon compte et loin des « éco-comportements formattés », voyager responsable, c’est avant tout voyager avec sa tête et son coeur : lire le compte-rendu de la discussion sur : www.ethisme.com/-Il-faut-voyager-avec-sa-tete-et-son-coeur-_a416.html

juin 10, 2008 at 9:25 Laisser un commentaire

Quand le tourisme se peint en vert…

Tourisme communautaire en ThaïlandeQuand toutes les pubs rivalisent de « développement durable« , quand les vendeurs de séjours dans des ghettos de béton « 8 jours/9 nuits tout compris » nous promettent du « tourisme responsable« , qui croire ? Voyageur, garde les yeux ouverts et ne crois que ce que tu vois.

Depuis les succès de Nicolas Hulot et du Grenelle de l’environnement, le vert de l’écologie est la couleur de rigueur. Un de mes correspondants, militant écologiste de la première heure, a dénombré en une soirée pas moins de 17 pubs TV sur 24 se référant à l’écologie, l’environnement, le développement durable, la qualité de vie… Le vert sert même à vendre des 4×4… qui rouleront aux biocarburants, en oubliant que cette solution n’est viable que si l’on choisit des véhicules à basse consommation, sans quoi il nous faudra choisir entre manger et rouler.

Qu’on l’appelle éco-tourisme, tourisme responsable, tourisme durable… le tourisme n’échappe pas à la vague verte. Pendant longtemps, ce tourisme soucieux de l’environnement et des cultures locales est resté marginal. Ainsi, le responsable d’une agence de voyage m’expliquait, il y a quelques années « Le problème du tourisme responsable, c’est que c’est une niche… » Ah bon ? Faire les choses bien, en essayant de rendre les lieux aussi beaux en partant qu’en arrivant, en traitant humainement les gens qui nous reçoivent sur place, c’est une niche ?

Aujourd’hui, la niche est devenue un boulevard. La consommation responsable a le vent en poupe. Une étude du CREDOC indique que 61% des Français sont prêts à payer un peu plus cher (5%) un produit jugé plus responsable – le travail des enfants étant le sujet qui les préoccupe le plus. Même son de cloche dans une étude réalisée par Ethicity et l’Ademe, ou dans le dernier rapport sur la consommation responsable de MesCoursesPourlaPlanète, qui pointe la hausse de la consommation de produits bio, par exemple. Attention quand même… cette vague du bio serait surtout liée à la volonté de préserver sa santé. Autant dire que faire du bien à la planète est d’autant plus apprécié que l’on se fait du bien à soi-même.

Et c’est là bien sûr que le tourisme est gagnant : le voyageur se fera plus plaisir dans un environnement préservé, et au contact de populations locales ayant gardé leur sourire le plus franc et le plus authentique. C’est sans doute pourquoi, selon une autre étude de la Sofres et de Voyages SNCF, 72% des voyageurs se disent intéressés par un tourisme responsable.

Les professionnels l’ont bien compris, qui s’empressent de verdir leur business avec plus ou moins de sincérité. Des groupes qui ont bétonné plage sur plage s’offrent ainsi un nouveau visage aux couleurs du développement durable… Des guides de voyage qui ont toujours privilégié les adresses les moins chères, qui ne se préoccupent guère de l’impact environnemental des adresses recommandées, et qui n’hésitent pas à envoyer les touristes au bout du monde chez « Mimile, qui est Français », se mettent à parler de respect de l’environnement et des communautés locales. En matière de tourisme comme de voitures, de machines à laver ou de lessives, in fine, seul l’oeil critique du consommateur – ou du voyageur – peut faire la différence entre le discours et la réalité.

Par Anne Gouyon, photo REST (Reponsible Ecological and Social Tours, Thailand) issue du Natural Guide Thaïlande.

février 22, 2008 at 6:27 2 commentaires

Le tourisme spirituel est-il positif ?

Tourisme spirituel en Thaïlande

Méditer assis en tailleur, c’est peut-être bien pour mon âme, mais qu’en pense la planète ? Alors que les agences de voyage font le plein de retraites bouddhistes, de séminaires de yoga ou de découvertes des rituels shamaniques andins, posons-nous quelques questions : à part mon nombril, ça bénéficie à qui, le tourisme spirituel ?

Bonnes nouvelles aujourd’hui, un vieil ami du Natural Guide, Terry Cox, nous envoie la description de son nouveau tour : 20 jours à travers Bali et Java à la rencontre du Bouddhisme. L’itinéraire passe évidemment par l’Ashram Gandhien de Bali, un haut lieu du tourisme alternatif, où l’on peut partager la vie d’une communauté dédiée à la non-violence, et se termine par une visite de l’extraordinaire pyramide de pierre de Borobudur, dont l’ascension représente en soi un voyage spirituel.

Ce tour dédié à la spiritualité vient s’ajouter à une offre déjà riche de « tourisme spirituel » en Indonésie, notamment à Bali qui offre quantités de séjours de méditation, yoga ou autres retraites – recensés sur l’excellent portail www.balispirit.com. En Asie, mais aussi en Australie, en Californie et dans le monde entier, le voyage spirituel est décidément tendance. Une étude de la Travel Industry Association indique que 25% des voyageurs sont intéressés par des vacances spirituelles, un pourcentage qui monte à 40% chez les clients des « spas ». Oh hooo. Et vous croyiez que la spiritualité était une niche ? Que s’asseoir en tailleur en essayant de ne penser à rien est une occupation pour marginaux désoeuvrés ? Erreur, il s’agit bien là d’un des marchés de demain, c’est ce que révèle un article de CScout.

Les agences de voyage ne s’y trompent pas, et l’on voit fleurir une offre d’agences de voyage spirituel, comme par exemple Spirit Journeys, qui propose même des pélerinages sacrés pour gays et lesbiennes. Une petite recherche dans cet univers donne vite le tournis : yoga en Inde ou en Californie (très banal), méditation en Thaïlande (pfff… déjà vu..), visite de sites toltèques en Amérique Latine (aaah, c’est mieux), ou, plus extrême, séjour chez les Bushmen du Botswana pour apprendre à chercher l’eau, à faire du feu et à pratiquer des rituels de guérison shamaniques…

Ok, mais le tourisme spirituel est-il positif ? En clair, va-t-il bénéficier aux voyageurs, aux communautés locales et à l’environnement ? Est-il porteur de rencontres, de découvertes, de respect ? À voir. Comme dans l’éco-tourisme, il y a deux tendances dans le tourisme spirituel. L’une n’a finalement de spirituelle que le nom, c’est le grand bazar du New Age né sur les plages de Californie, qui propose une spiritualité très soft, et reprend dans les grandes religions ce qui paraît le plus sympa, comme on met un peu de tout dans son caddie au supermarché… Il y a fort à parier que dans ce cas, c’est surtout à la rencontre de votre nombril que vous allez voyager (le Guardian, un des meilleurs observatoires du tourisme durable, a consacré un article cinglant à ce sujet). Dans ce grand mélange, les cultures locales en prennent un coup : le yoga, pratique religieuse indienne très exigeante, devient une gymnastique pour stars hollywoodiennes, et certaines « marques » de yoga sont déposées commercialement… Quant au respect de l’environnement, tout dépend de la politique du lieu, mais plus d’un spa rejette allègrement des tonnes de savons et huiles parfumées dans les rivières, et peu cherchent à économiser l’eau.

Bon, à côté de cela… si l’on revient à un peu de simplicité, le tourisme spirituel a tout pour être positif. Se contorsionner en contrôlant sa respiration polluera toujours moins qu’un tour en jet-ski ou une ballade en 4×4. Aller à la rencontre des Bushmen et comprendre comment ils vivent en relation avec la nature ne peut qu’enseigner le respect, tant pour l’environnement que pour leur culture. Les avocats sérieux de la spiritualité prônent en général un mode de vie et un style de voyage peu consommateur de ressources, qui ne peut qu’être bénéfique pour l’environnement. Et la vraie spiritualité apprend à être à l’écoute de soi, de son corps, à prendre conscience de son environnement… le premier pas pour avoir envie de le protéger. Bon, eh bien, je vous laisse méditer sur tout cela !

février 14, 2008 at 7:22 Laisser un commentaire

Planète statistiques : 12 801 000 vélos, et moi et moi et moi…

Quand l’envie de commenter l’actualité du tourisme faiblit, la planète web se charge de nourrir notre cortex. Je ne peux résister au plaisir de vous envoyer tous sur Worldometers et d’imaginer votre tête devant ce compteur tout simple qui donne le vertige… Impressionnant de voir tourner devant soi en temps réel le compteur du nombre des naissances (292 000 aujourd’hui, et il n’est que 19 h 48… oups le temps que je fasse une pause et on vient de dépasser les 293 000, impossible de suivre). Mais aussi celui des tonnes de poissons pêchées cette année (plus de 10 millions, et nous sommes début février). Ou celui des tonnes de CO2 émises, woo hoo, je vous laisse aller voir, en n’oubliant pas que sur le total, 4% proviennent de l’aviation, et environ 10% du tourisme en général compte-tenu de sa part dans l’économie mondiale. Encore plus sinistre, le nombre de personnes mortes de faim (23 610 aujourd’hui, mais où vont toutes ces tonnes de poisson ?), à comparer bien sûr avec les sommes dépensées en régime aux Etats-Unis depuis le début de l’année, 3 milliards de dollars, oui vous avez bien lu, j’en vois qui ricanent mais vous croyez qu’en Europe c’est beaucoup mieux ?

Quelques bonnes nouvelles, les Terriens ont publié 111 000 livres depuis le début de l’année, ils ont passé 3,5 milliards d’heures à télécharger des documents sur Internet et fabriqué 12 801 000 vélos, soit deux fois plus que de voitures… Une petite chance pour l’éco-tourisme alors ?

février 12, 2008 at 7:03 1 commentaire

Dessine moi… un avion écolo.

avion solaire - source : ESA
Des avions ultra-légers qui carburent aux algues… des planeurs silencieux ornés de panneaux solaires, traversant les continents… J’en ai rêvé, Airbus et Boeing le feront-ils un jour ? Nouvelles de la planète avion-écolo, des ennemis bien difficiles à réconcilier.


Comment, tu prends encore l’avion ? Tu n’as pas honte ? Et la planète, alors ? »
C’est entendu, prendre l’avion en 2008, ce n’est pas très « tourisme responsable ». Le transport aérien représente 4% des émissions de gaz à effet de serre, et un seul Paris-New York aller-retour représente 700 kg d’équivalent carbone émis dans l’atmosphère, alors que chaque Terrien devrait en émettre 500 kg maximum pour stopper la progression du changement climatique. Ajoutons-y les nuisances sonores, les oiseaux grillés dans les moteurs des jets, et les pluies acides liées aux polluants… alors, haro sur l’avion ?

Pas si simple. L’avion à bon marché, c’est aussi la démocratisation du voyage, des échanges, une forme de liberté. Allez dire aux millions de Chinois qui rêvent de visiter Versailles de ne pas prendre l’avion… Et de Singapour à Bombay, les grues tournent pour fabriquer les aéroports « low-cost » de demain.

Les fabriquants d’avion ont pris note du dilemme. Ils savent bien que leurs clients font face à la hausse du prix du pétrole et du coût des émissions de gaz à effet de serre, d’autant plus que l’Union Européenne prévoit d’assujettir l’aviation aux quotas d’émissions de CO2 dès 2011. La contrainte étant mère de la créativité, Airbus, Boeing et la sphère de leurs fournisseurs cherchent des réponses.

Première piste, des avions plus efficaces. Par exemple, l’A380. Parce qu’il peut emporter jusqu’à 850 passagers et parce qu’il bénéficie des dernières prouesses technologiques, ce géant de 80 m de long nous promet une consommation de « seulement » 3 litres de kérozène au 100 km/passager. Soit, ce que vous consommeriez tout seul dans une Citroën C1. Seulement voilà, peu de chance que vous parcouriez 15000 km dans votre C1… le problème de l’avion, ce n’est pas seulement les émissions de gaz à effet de serre au km, mais bien les km parcourus. Il n’en reste pas moins que les nouveaux avions sont environ 30% plus efficaces que les précédents : c’est déjà ça.

Deuxième piste : les nouveaux matériaux. Boeing reprend l’avantage avec son B787, annoncé pour 2008, plus léger grâce à plus de 50% de fibre de carbone dans son fuselage… comme son concurrent l’A350, hélas très en retard. Là encore, des économies de carburant de l’ordre de 20% sont attendues.

Troisième piste : les nouveaux carburants. Airbus reprend l’avantage en étant le premier à avoir fait voler, le 31 janvier, un avion au gaz naturel liquéfié. Les émissions de CO2 restent hélas les mêmes, mais celles de soufre et d’oxyde d’azote sont réduites. Mais l’avenir, ce sont bien sûr les biocarburants. Allons-nous pour autant voler avec du maïs volé, c’est le cas de le dire, aux estomacs des Mexicains ? Ce n’est pas une bonne idée. Mais en testant l’incorporation d’agrocarburants au kérosène, Boeing et Airbus ouvrent la voie à l’utilisation d’autres biocarburants dits de « deuxième » ou « troisième » génération, produits par exemple à partir de micro-algues ou de jatropha, un buisson que l’on peut cultiver dans les déserts. Ils pourraient valoriser des surfaces non dédiées à l’agriculture aujourd’hui.

Dernière piste, cantonnée à la recherche pour le moment : les avions solaires… Testé par l’Agence Spatiale Européenne en partenariat avec Dassault et Altran, le SolarImpulse mesure 70 mètres d’envergure, et n’embarque que son conducteur. On est loin du tourisme de masse. Mais ce planeur futuriste a déjà fait 5500 km et devrait démarrer son tour du monde prochainement.

Bon d’accord, tout cela fait un peu science-fiction. Mais après tout, le rêve d’Icare, pendant longtemp, a paru inaccessible. Alors qui sait ce que, demain, de nouveaux rêveurs sauront faire ?

Par Anne Gouyon. En savoir plus : www.reparerlaplanete.com

février 5, 2008 at 11:25 1 commentaire

Articles précédents


Langues

English français

Tenez-vous au courant de l'actualité Web du tourisme!

Ce blog partage avec vous notre vision d'un tourisme positif pour l'environnement et les communautés, que vous retrouverez sur Viatao, notre site web 2.0, et dans les guides de voyage Natural Guide. Laissez vos commentaires !

Les auteurs du blog: